Le Tour de France des salles de concert symphonique
Sur la route de brique rouge…La Halle aux grains de Toulouse

14 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Le Tour de France des salles de concert symphonique

Arnaud Payen

Arnaud Payen

La Halle aux Grains: Haut lieu dédié à la musique

Après avoir été depuis 1864 un marché couvert destiné au commerce des céréales, un palais des sports en 1952, – la Halle aux Grains devient une salle de concert en 1974.

Cette année-là, Michel Plasson, le chef de l’Orchestre du Capitole de 1968 à 2003, découvre l’aspect original et les vertus acoustiques de ce superbe édifice hexagonal placé en centre-ville. À sa demande, la Mairie de Toulouse mettra tout en œuvre pour installer confortablement l’Orchestre du Capitole à la Halle aux Grains, où il réside encore aujourd’hui.


Ce lieu magique peut accueillir 2500 personnes assises tout autour de l’orchestre. En 1988, la mairie de Toulouse fait appel à des architectes, des scénographes et des acousticiens afin d’augmenter le confort des spectateurs, d’améliorer l’acoustique de la salle et d’en multiplier les possibilités techniques.Grâce à tous ces travaux d’embellissements, la Halle aux Grains est considérée comme un des plus hauts lieux musicaux en Europe. L’édifice y est aussi remarquable par la beauté de ses façades de briques rouges et de galets.

halle-exterieur

Halle - extérieur

Retrouvez la programmation de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, ici.


Salles de concert: de nouvelles architectures

11 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Le Tour de France des salles de concert symphonique

Couverture de la Lettre du musicien n°409

Couverture de la Lettre du musicien n°409

Renzo Piano, Frank Gehry, Santiago Calatrava, Zaha Hadid… Les plus grands architectes se lancent les uns après les autres dans la construction de salles de concerts. Les Français ne sont pas en reste, de Jean Nouvel à Christian de Portzamparc. Dans les années qui viennent, de nombreuses salles sortiront de terre dans l’Hexagone : le Grand Auditorium de Bordeaux en 2013, la Philharmonie de Paris en 2014, la Cité des musiques anciennes à Tours en 2015… Ces projets sont néanmoins souvent controversés, en raison de leur coût élevé – la Philharmonie de Paris devrait atteindre près de 300 millions d’euros.

Centre-ville ou périphérie ?
Historiquement, la salle de concerts a toujours été implantée au cœur de la cité, comme en témoignent le Musikverein à Vienne ou le palais Garnier à Paris.

Ces monuments symboliques visaient avant tout un public socialement élevé, qui se rendait en voisin au concert. Mais la tendance commence à s’inverser. D’abord pour des raisons pratiques : il n’y a quasiment plus d’espace disponible pour construire de nouveaux bâtiments dans les centres-villes. Par ailleurs, des responsables politiques souhaitent gommer l’image élitiste encore associée à la musique classique, en édifiant les bâtiments dans des quartiers dont la population se sent a priori éloignée de ce type d’offre culturelle […].

Depuis quelques années, le cahier des charges des architectes et des acousticiens devient de plus en plus étoffé. Car les maîtres d’ouvrage veulent des salles de plus en plus flexibles, capables d’accueillir des concerts symphoniques, mais aussi des opéras, des spectacles de danse, du cinéma… « Les salles polyvalentes me rendent malades », soupire Daniel Commins. Les architectes ont donc trouvé un nouveau terrain de jeu, où ils ont souvent plus de liberté : les pays émergents. Après avoir construit l’Opéra de Canton en Chine, l’architecte anglo-irakienne Zaha Hadid se prépare à édifier l’Opéra d’Amman en Jordanie et celui de Rabat au Maroc. Reste à savoir si la santé économique mondiale permettra encore de réaliser ces projets monumentaux, financés en grande partie par des capitaux privés.

Antoine Pecqueur

Cet article est un extrait. Retrouvez-en l’intégralité sur le site de La Lettre du Musicien : www.lalettredumusicien.fr


La Filature – Qui a dit que la musique classique, c’était coton ?

10 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Edition 2008, Edition 2009, Le Tour de France des salles de concert symphonique

Sébastien Jordini

Sébastien Jordini

La Filature est le principal lieu de production de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse. Lieu pluridisciplinaire réalisé en 1993 par Claude Vasconi sur le site d’une ancienne fabrique de coton détruite pendant la guerre, la  Filature est une Scène nationale dont l’objectif est d’établir en son sein,  production et diffusion de la création contemporaine dans le domaine du spectacle vivant. La musique y tient une place toute particulière puisqu’y sont accueillis, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse ainsi que l’Opéra national du Rhin.
L’accueil des formations symphoniques s’effectue dans deux salles distinctes, dans la Grande salle de concert d’une part, et dans la salle de répétition d’autre part.

La grande salle
D’une capacité de 1200 places, la grande salle, dotée d’un parquet en bois et de murs en granit, possède une acoustique adaptée aux grandes formations lyriques et musicales. Elle est également équipée d’une grande fosse d’orchestre.

Antonio Martinelli

Antonio Martinelli

La salle de répétition
La plus grande salle de répétition a été spécialement conçue pour l’Orchestre Symphonique de Mulhouse avec un accès direct à la fosse d’orchestre de la grande salle.

La Filature ouvre régulièrement ses portes au public afin de montrer l’envers du décor et dévoiler les secrets de ce lieu, de la salle de répétition aux coulisses. Des visites guidées y sont organisées au fil d’un itinéraire bien tissé ! On y apprend que si le bâtiment est sobre d’apparence, la volonté de l’architecte était « que le public y apporte la couleur ». Pour découvrir d’autres anecdotes, courez donc à la filature…à pleine bourre !

Retrouvez de plus amples informations sur la programmation : lafilature.org

Basile Poullélaouen


Le TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers)

9 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Le Tour de France des salles de concert symphonique

Thomas Chapuzot

Thomas Chapuzot

Pour le dialogue des arts vivants avec la ville

2008, une nouvelle naissance pour la Scène nationale de Poitiers

Une architecture à l’écoute d’un projet
Bien intégré dans le paysage urbain, le TAP est idéalement situé au centre de la ville, à proximité du quartier de la Gare TGV – en plein développement – et du centre historique. Sa conception a été confiée à l’architecte portugais João Luis Carrilho da Graça qui s’est entouré des sociétés « Commins A. » pour l’acoustique et « Scène » pour la scénographie.

Des espaces multiples et ouverts
A l’intérieur, une signalétique originale, véritable fresque murale, dirige le visiteur à travers l’auditorium conçu « à plat » de 1050 places. C’est notamment dans cette salle que l’Orchestre Poitou Charentes présente ses concerts.


Thomas Chapuzot

Thomas Chapuzot


Une façade lumineuse et vivante
Les façades du bâtiment sont habillées d’une paroi de verre opalescent. Au-delà de son originalité et de ses qualités esthétiques évidentes, cette peau translucide masque un système innovant de projection d’images vidéo, piloté par ordinateur.
L’édifice devient ainsi support de communication – annonces de la programmation, extraits de spectacles – ou dispositif mural permanent d’expression artistique pour la création numérique.

Une réalisation pour susciter la curiosité
La projection d’images vidéo sur ses façades, la possibilité de coloriser l’ensemble du vitrage à la tombée de la nuit, sont autant de singularités architecturales qui confèrent au bâtiment sa « monumentalité souriante », tout en créant le désir d’y entrer (de passer de l’autre côté du verre !).

A tout moment, dans la journée et tard le soir, les espaces de convivialité, foyers, bars invitent à la circulation, à la découverte, et aux échanges. A l’heure du déjeuner ou en fin d’après-midi, une programmation de formes courtes ou de mini-concerts, destinée à faciliter la découverte de la création d’aujourd’hui, sera proposée le plus souvent gratuitement.

Rendez-vous sur le site officiel du TAP, ici.


L’Auditorium de Lyon…et son orgue ! (épisode 2)

5 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Le Tour de France des salles de concert symphonique

orgue-2008-c2a9-sebastien-erome-dsc_6286L’orgue Cavaillé-Coll/Gonzalez
Construit pour l’Exposition universelle de 1878 et la salle du Trocadéro, à Paris, cet instrument monumental (82 jeux et 6500 tuyaux) fut la «vitrine» du plus fameux facteur de son temps, Aristide Cavaillé-Coll. Les plus grands musiciens se sont bousculés à la console de cet orgue prestigieux qui a révélé au public le Concerto pour orgue de Francis Poulenc, les Requiem de Maurice Duruflé et Gabriel Fauré, la Troisième Symphonie de Saint-Saëns et des pages maîtresses de César Franck, Charles-Marie Widor, Marcel Dupré, Olivier Messiaen ou Jehan Alain. Les modernisations dont il a fait l’objet lors de ses transferts successifs (en 1937 au palais de Chaillot, à Paris, par Victor et Fernand Gonzalez ; en 1977 à l’Auditorium par Georges Danion) lui permettent d’aborder tous les répertoires, de Bach aux grandes pages romantiques et contemporaines. C’est aujourd’hui le seul grand orgue de salle de concert en France. La présence de l’organiste Thierry Escaich comme compositeur en résidence de l’ONL, de 2007 à 2010, lui a rendu son rayonnement artistique, qui se concrétise aujourd’hui dans une programmation variée et un projet de restauration à l’été 2013.


Retrouvez toutes les informations concernant l’Auditorium ainsi que la programmation de l’ Orchestre National de Lyon sur www.onl.fr/

Retrouvez l’historique de l’Auditorium de Lyon ici

Visites guidées de l’Auditorium :

Quatre samedis à 15h30 : 10 mars, 28 avril, 26 mai, 26 novembre 2012.
Tarif : 8 €.


L’Auditorium de Lyon…et son orgue ! (épisode 1)

5 novembre 2011
    Publié dans 1- Orchestres en fête ! 2011, Le Tour de France des salles de concert symphonique

audi-salle-avec-public-sans-orchestre-2010-c2a9-niko-rodamel1 L’Auditorium de Lyon
Enorme coquille Saint-Jacques de béton, l’Auditorium de Lyon impose depuis 1975 sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Henri Pottier, grand prix de Rome, et Charles Delfante, architecte en chef de la Part-Dieu, il fut la première salle de France construite sans piliers et en béton précontraint. Les travaux débutèrent le 4 avril 1972 et durèrent trois ans. Dès l’inauguration, la salle (2150 places) fit l’unanimité pour son confort et pour le rapport idéal que sa forme de théâtre romain créait entre le plateau et le public. Deux ans plus tard, il hérita du magnifique orgue Cavaillé-Coll du palais de Chaillot. Restait le problème de l’acoustique, qui manquait de richesse et de mystère.

De 1993 à 2002, l’Auditorium fit donc l’objet d’une vaste campagne de rénovation. On procéda à la suppression des sphères acoustiques qui ornaient le plafond, à la transformation des revêtements muraux du plateau et de la salle et au remplacement des fauteuils de mousse bleue, aussi douillets que «mangeurs» de sons. Ces modifications esthétiques et acoustiques s’accompagnèrent d’une mise à niveau des équipements techniques (lumières et son). La dernière touche à été apportée en 2001 avec la rénovation du plancher de scène et l’installation de praticables automatisés, offrant la possibilité de changements de dispositif scénique très rapides. Ainsi rhabillé de neuf, doté également d’un superbe éclairage nocturne, l’Auditorium offre au public un véritable écrin sonore permettant de profiter pleinement des plaisirs de la musique.

Retrouvez toutes les informations concernant l’Auditorium ainsi que la programmation de l’ Orchestre National de Lyon sur www.onl.fr/

Retrouvez l’historique de l’orgue ici

Visites guidées de l’Auditorium :

Quatre samedis à 15h30 : 10 mars, 28 avril, 26 mai, 26 novembre 2012.
Tarif : 8 €.